Pour justifier le refus d’agréer leurs aumôniers, l’administration pénitentiaire et le Garde des Sceaux répondent aux Témoins de Jéhovah qu’il n’y a pas assez de détenus se réclamant de leur culte. Quelle est la pertinence de cet argument ?
Du point de vue juridique, la Cour administrative d’appel de Paris a considéré qu’« aucune disposition législative ou réglementaire ne conditionne la désignation d’un aumônier à un nombre minimum de détenus susceptibles de recourir à son assistance spirituelle » (1). Les Cours administratives d’appel de Nancy et de Douai sont arrivées à la même conclusion (2).


