Ne pouvant plus reprocher aux Témoins de Jéhovah de choisir de se faire soigner sans transfusion sanguine, la liberté fondamentale de consentir ou non à un traitement médical étant défendue par le droit français et européen, la Miviludes s’attaque désormais à leurs comités de liaison hospitaliers (CLH) qu’ils accusent de troubler l’ordre public. La mission interministérielle prétend également que leur consentement ne serait pas libre et éclairé en raison de pressions qui seraient exercées au sein de la communauté.
Comme le souligne avec un ton ironique un ouvrage préparé en collaboration entre un médecin et une magistrate, qui connaissent bien ce genre d’affaires délicates mettant en cause le droit des patients :
« Il faut donc comprendre que les personnes qui acceptent tous les soins sans se plaindre [...] ne sont, elles, nullement victimes des dogmes et pressions du monde médical ou de leur entourage bienveillant… On sait pourtant que beaucoup de médecins n’apprécient pas particulièrement les patients qui refusent leurs diktats. » (1)